01.09.2009

Rentrée 2009

C’est la rentrée. Après une coupure de trois semaines, je retrouve les dossiers en cours au conseil général. Je devais être aujourd’hui au Ministère des transports où un rendez-vous avait été fixé depuis fin juillet auprès de Dominique BUSSEREAU. Rendez-vous annulé la semaine dernière. Motif : un calendrier surchargé pour le ministre. Ce dernier ne souhaite pas interférer dans la mission fixée au Préfet de Région pour la répartition de l’enveloppe PDMI (Plan de modernisation des itinéraires) réservée aux quatre départements d’Auvergne.

Je regrette particulièrement et n’apprécie pas du tout l’annulation de ce rendez-vous auquel j’avais associé tous les parlementaires de l’Allier, les maires de plusieurs villes, les présidents des communautés d’agglomération et des représentants d’associations.

Nous avons fait de l’accessibilité de l’Allier l’une de nos priorités et j’entends bien que ce dossier soit pris en considération au niveau national. Ce n’est pas l’enveloppe PDMI de 223 millions d’euros réservée à l’Auvergne qui réglera les besoins du département pour la RN7, le contournement de Vichy et les travaux prévus hors concession pour la RCEA.

Nous devons être exigeants pour que des crédits supplémentaires soient alloués aux routes nationales dans notre département. J’attends un autre rendez-vous auprès de Dominique BUSSEREAU dans des délais très courts. L’absence de réponse à cette demande légitime sera considérée de ma part comme une forme de mépris pour l’Allier, ses élus et ses populations.

Nul doute que cette question sera probablement débattue lors des prochains rendez-vous de l’Allier qui débutent dès jeudi 3 septembre à Ygrande. Je suis convaincu que ces rencontres sont utiles pour faire vivre une relation de proximité entre les élus départementaux et les Bourbonnais. Ces rencontres nous permettrons de faire le point sur notre activité au cours des douze derniers mois, de préciser nos objectifs pour cette deuxième partie de mandature et de revenir sur le contexte particulier que nous traversons. Ces rencontres vous permettront surtout de vous exprimer sur les dossiers qui vous intéressent. Favoriser l’expression de nos concitoyens, vous permettre d’intervenir dans ce débat, telle est notre conception de la politique.


Avec mes collègues, nous vous attendons nombreux au cours des quatorze réunions publiques que nous animerons en septembre et octobre sur tout le département.

03.06.2009

Européennes : imaginons le monde de demain

A quelques jours du scrutin européen, les meetings se succèdent.

L’UMP tente de s’ériger en moralisateur du capitalisme sans, bien entendu, remettre en cause les « stock-options » ou les revenus faramineux des grands patrons.
J’invite tous nos concitoyens à ne pas se laisser berner par ces discours enjôleurs.

Je suis un européen convaincu et je suis convaincu que c’est d’une autre Europe dont nous avons besoin.

Une Europe qui remet l’homme au centre de ses préoccupations.

Une Europe qui ne raisonne pas qu’en termes financiers ou de déficit public.

Une Europe qui prend en compte les services publics plutôt qu’une volonté de marchandisation systématique.

Une Europe qui prenne en compte l’enjeu du devenir de notre planète.

Pour construire cette Europe, nous avons besoin de députés européens au service de ces objectifs, nous avons besoin d’hommes et de femmes qui fassent entendre d’autres voix, pleinement investis dans cette mission d’imaginer le monde de demain.

Les candidats du Front de Gauche portent ces valeurs d’humanisme autour desquelles nous devons nous rassembler pour vivre demain autrement.

26.02.2009

Chômage : il faut stopper les suppressions d'emplois publics

On avait beau s’y attendre, l’annonce de 90.000 demandeurs d’emploi supplémentaires fin janvier est terrible.

Oui, il faut engager un grand plan de relance associant l’investissement et les questions de pouvoir d’achat, donc de consommation. Il est urgent de protéger les salariés touchés par cette crise :

• En leur allouant une prime compensatrice de revenu
• En instaurant des conditions spéciales de renégociation et de réaménagement des crédits immobiliers ou de consommation.
• En imaginant des plans de formation ambitieux, pour donner de nouvelles perspectives à ceux qui risquent d’être durablement privés d’emploi.

Le financement de ces mesures doit être recherché dans la suppression du bouclier fiscal. Peut-on imaginer que, dans les circonstances actuelles, certains restent à l’écart de la nécessaire solidarité nationale ? Doit-on aujourd’hui philosopher sur la distribution des bénéfices de certaines entreprises, comme les 14 milliards de Total ?

Cet argent doit être mobilisé en partie pour participer au plan de relance et à la protection des salariés des entreprises impactées par la crise. C’est une question de moralité.

Contre vents et marées, le Président de la République veut poursuivre sa frénésie de réforme.

Je pense que l’Etat doit stopper les suppressions d’emploi engagées dans la fonction publique, en ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur deux. Il est indécent que l’Etat appelle aujourd’hui à la relance et sacrifie des milliers d’emplois de son côté.

Est-il sérieux, dans ce contexte, d’annoncer la disparition de la taxe professionnelle sans préciser les modes de compensation aux collectivités ? Je rappelle que les investissements publics sont portés à hauteur de 75 % par les collectivités. Le trouble généré par cette annonce risque de freiner ces investissements dans une période où il est nécessaire, au contraire, de les dynamiser.

A ce propos, le Conseil général de l’Allier a inscrit un investissement de 80 millions d’euros à son budget 2009, alors qu’une étude prospective, conduite par un cabinet indépendant, proposait de le limiter à 55 millions d’euros.

Ce ne sont que quelques réflexions de bon sens qui valent bien les vérités et les contre vérités qu’on ne cesse de nous asséner.

08.01.2009

Gaza : un cessez le feu immédiat !

Le conflit israélo-palestinien s’enlise depuis des années voire, avec des hauts et des bas, depuis des décennies. Une guerre éloigne tout le monde d’une solution. Il faut que la France, et la communauté internationale, exige l’arrêt immédiat de l’offensive terrestre et le retrait des troupes israéliennes de Gaza, car il n’y a pas d’issue dans l’escalade militaire.
Le territoire de Gaza, bien plus petit que celui de l’Allier, est surpeuplé. L’offensive israélienne y est en train de provoquer une catastrophe humanitaire. Des civils, des enfants innocents ont été tués. Les blessés ne peuvent être soignés, les quartiers et les hôpitaux manquent d’eau, d’électricité, les ambulances ne peuvent circuler, une crise sanitaire et alimentaire est dénoncée par les organisations humanitaires. Cette situation est inacceptable.
Il faut absolument arrêter les combats et reprendre le processus politiques. Dans les respect des résolutions des Nations Unies.
Nous devons tous nous sentir concernés quand d’autres êtres humains souffrent. Nous devons élever la voix contre la loi du plus fort. Il faut donner une chance à la paix
J’ai participé ce mercredi, à Moulins, à une manifestation pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza. A l’appel du PCF, plusieurs dizaines de personnes ont manifesté également à Vichy et à Montluçon. D’autres manifestations vont avoir lieu les prochains jours, je les encourage à continuer.
Des rassemblements du même genre se multiplient partout en France, et j’appelle tous les Bourbonnais qui se sentent concernés par cette situation à participer et à ajouter leur voix à celle de ceux qui ne se taisent pas en Europe et dans le monde.

20.12.2008

Le discours des voeux en vidéo

Les président du Conseil général de l'Allier, Jean-Paul Dufrègne, a présenté ses voeux de fin d'année ce vendredi 19 décembre au parc des expositions d'Avermes.
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Vous pouvez retrouver le texte de son discours en cliquant sur ce lien, vers le site du Conseil général. Et à partir de lundi soir vous pourrez regarder également la vidéo de ces voeux.
Pour lire un extrait cliquez sur :

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06.11.2008

Barack Obama : un formidable vent d’espoir

Je suis ravi du résultat des élections présidentielles aux Etats-Unis. La victoire de Barack Obama est un événement symbolique fort dans l’histoire de la démocratie américaine, c’est donc un événement politique fort.
Je ne suis pas dupe, le nouveau président ne va pas changer les Etats-Unis d’Amérique, une nation qui est engagée dans deux guerres, où règne le modèle capitaliste à outrance, où la question sociale et la solidarité ne sont pas perçues ni conçues comme en Europe.
Mais il ne faut pas minimiser l’ampleur de ce que représente cette élection. C’est un formidable vent d’espoir.
D’abord, la certitude d’un changement : c’est la fin des années Bush et c’est la défaite de la vision du monde que cette administration imposait.
Ensuite, c’est l’espoir de nombreux changements qui ne peuvent être que positifs. L’arrêt du camp de détention de Guantanamo, pourrait être le symbole d’une nouvelle vision sur les droits de l’homme. La prise de conscience du rôle de la première puissance mondiale dans la protection de l’environnement. L’évolution dans les relations humaines grâce à cette victoire majeure dans le combat contre les discriminations, notamment raciale… pour n’en citer que trois.
Une page se tourne. Il y a d’importants défis à relever. Il a dit que la route est longue et le chemin escarpé. C’est une lucidité qui est un atout pour tout président.

03.11.2008

Contre sommet à Vichy

J’aurais voulu être au meeting organisé au Chambon à Cusset ce lundi soir, dans le cadre du contre sommet européen sur l'Immigration. Un rendez-vous à Paris m’en empêche. Je pense qu’il est important de réagir aux propositions politiques que fait Brice Hortefeux et que met en place l’Union européenne. La directive européenne qui vise à agrandir les obstacles pour les étrangers qui veulent s’installer en Europe est détestable.
Quand j’entends des opposants qui parlent de directive de la honte, et que des dirigeants des pays en voie de développement, comme en Amérique Latine, nous rappellent qu’ils ont accueilli des dizaines, voire des centaines de milliers d’européens qui arrivaient au début du siècle ou après la Seconde Guerre mondiale, je me dis que c’est cette mémoire que nous devons avoir…
Sans tomber dans le débat du choix de Vichy comme ville d’accueil. Nous sommes capables, dans l’Allier, d’accueillir des conférences de ce niveau-là. Mais nous sommes aussi capables de défendre nos convictions et de nous opposer sur le fond.

28.10.2008

Cures thermales : un déremboursement qui s'attaque aux plus faibles

L’annonce d’un amendement sur une réduction du remboursement des soins thermaux de 65% à 35% est vécue dans l’Allier –mais également dans d’autres villes thermales en Auvergne et dans la France entière- comme un coup de poignard.
Est-ce que, avant de proposer cet amendement, les députés de la commission des affaires sociales, et notamment le rapporteur UMP qui l’a proposé, se sont-ils demandé quels pouvaient être les effets d’une telle décision ? Y a-t-il eu ne serait-ce qu’un début de concertation avec les acteurs de la filière ? Ont-ils évalué la situation du thermalisme au plan local ?
En tant que président du Conseil général de l’Allier, j’appelle les parlementaires de tous les bords à s’opposer à cet amendement incongru et à réfléchir sur les conséquences d’une telle décision sur les populations à faibles revenus, sur les territoires dotés d’infrastructures thermales et, au-delà, sur l’évolution des mentalités concernant la santé.

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01.10.2008

Moins d’échelons, moins de proximité…

Faut-il supprimer les départements ? Je ne le crois pas. Et je ne m’y oppose pas uniquement parce qu’aujourd’hui je suis le président du Conseil général de l’Allier. Ce n’est pas une question de sauvegarde des prés carrés. Je suis convaincu que l’échelon départemental a un sens, une logique, une histoire. C’est d’ailleurs pratiquement une des premières questions que l’on nous a posé lors des réunions publiques des rendez-vous de l’Allier, début septembre à Marcillat, : « que pensez-vous de la suppression des départements, et de celle des communes ? » ; et qui revient systématiquement.
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Pour beaucoup de nos concitoyens, le département -et la région- sont d’abord un élément d’identité. On entend des gens dire « je suis des Vosges, je suis Lorrain, je viens de la Dordogne, de la Gironde, je suis Auvergnat, Cantalou, Bourbonnais… ». On s’identifie comme venant de quelque part en France. Est-ce que cela va disparaître ? Est-ce cela que l’on veut faire disparaître ?
Que ce soit dans des territoires urbains ou dans des territoires ruraux, comme le nôtre, il y a un attachement des Français à leurs départements. Et la grogne contre le projet de loi sur les plaques d’immatriculation l’a montré.
Mais, au-delà de cet aspect culturel, les citoyens sont-ils conscients du rôle que jouent leurs collectivités ? Nicolas Sarkozy propose de poser la question des échelons de collectivités locales, dont « le nombre et l’enchevêtrement des compétences serait une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires ».
Allons au débat. Posons les questions. A quoi sert le département ? Où se trouvent réellement les sources d’inefficacité ?

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23.09.2008

Interdire aux jeunes de conduire la nuit ? Aberrant !

Une information dans les flash des radios de ce matin a attiré mon attention. L'hebdomadaire Auto Plus indique que le réforme du permis de conduire que prépare le gouvernement comporte dix mesures choc, dont l'interdiction pour les nouveaux titulaires du permis, essentiellement des jeunes, de conduire à certaines heures de la nuit, de limiter le nombre de passagers transportés et l'instauration du taux zéro alcool, voire l'interdiction de conduire de voiture au-delà d'une certaine puissance. Tout cela, sous prétexte d'améliorer la sécurité routière.
C'est tout simplement une aberration ! Comment peut-on imaginer qu'en stigmatisant un groupe de personnes, on va améliorer la situation de la sécurité routière ? Pourquoi la solution que l'on cherche à proposer doit-elle se traduire par des interdictions en rafale ?
Ces idées, dénouées de tout bon sens, vont à l'encontre des actions lancées par les associations, comme le "capitaine de soirée". Et puis le fait qu'une personne, responsable, majeure, qui possède le permis de conduire, ne puisse pas prendre la voiture à une certaine heure, pour aller travailler à l'usine, par exemple, ou pour voyager, sous prétexte de l'âge, c'est un déni du principe d'égalité qui est un des piliers de notre République.
Les droits et les devoirs sont les mêmes pour tous !

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