17.06.2009
Le centre départemental de Météo France de Vichy-Charmeil supprimé, l'Allier pénalisé
La direction régionale Centre-Est de Météo France a annoncé ce mardi la fermeture du Centre départemental de météorologie (CDM) de Vichy-Charmeil en 2012. Cette décision de supprimer 13 centres départementaux et 5 stations signe la mort des prévisions départementales et creuse davantage les déséquilibres entre les territoires.
Une fois de plus, notre département fait les frais d’une vision théorique, erronée et méprisante des territoires. Pourquoi l’Allier devrait-elle se passer d’une information de proximité essentielle, notamment en cas de risques météorologiques locaux (verglas, fortes pluies, canicule…) ou encore dans la prévention de risques sanitaires ? Sur quels critères ?
Les habitants, les agriculteurs et les entrepreneurs de l’Allier seront les premiers pénalisés. C’est une situation aussi scandaleuse qu’illogique en ces temps de changements climatiques, où les départements ont, plus que jamais, besoin d’une solide base de données climatologiques.
Le Centre départemental de météorologie de Vichy-Charmeil existe depuis plus de 60 ans. C’est un maillon essentiel dans la veille météorologique de notre département et de notre région. Il réalise l’observation, la prévision et la climatologie, 365 jours par an. Sa mission est de participer à la sécurité des personnes et des biens. Pour cela, cinq personnes se relaient quotidiennement.
Je ne peux tolérer que la direction de Météo France fasse la pluie et le beau temps sans concertation avec les élus locaux. J’adresserai une lettre prochainement au ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du territoire, Mr Jean-Louis BORLOO, afin de l’alerter sur les conséquences d’une telle décision.
18:19 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.06.2009
Producteurs laitiers : des mesures urgentes à prendre !
Je suis allé lundi à la rencontre d’un couple de producteurs laitiers, exerçant sur la commune d’Ebreuil. J’étais accompagné d’Alain LOGNON, vice-président du Conseil général, chargé de l’agriculture et de Dominique BIDET, vice-président du Conseil général et conseiller général du canton d’Ebreuil. Cette visite avait deux enjeux: bien comprendre la réalité et les difficultés des producteurs laitiers et leur apporter le soutien du Conseil général.
Nous ne pouvons pas accepter de voir mourir progressivement des exploitations agricoles, asphyxiées par des décisions iniques.
Le jeune couple qui nous a accueilli est installé à Ebreuil depuis plusieurs années. Passionnés par un métier qu’ils ont choisi, ils regardent aujourd’hui leur avenir se voiler : ensemble, ils gagnent 500 € par mois, pour une journée de travail débutant à 6 heures du matin et s’achevant après 20 heures. Mais ce n’est pas de cela qu’ils se plaignent. « Car nous sommes débrouillards », nous ont-ils précisé.
Ce qui les révolte, c’est cet acharnement à vouloir détruire les petits producteurs au profit des grands groupes industriels. « Nous devons pouvoir vivre de ce que l’on fait », exigent-ils. Une évidence que certains ne semblent pas partager. Aujourd’hui, le prix de la tonne de lait est fixé à 280 €. Avec un tel tarif, les agriculteurs ne sont plus en mesure de couvrir leurs coûts de production. A cela s’ajoute la suppression annoncée des quotas laitiers, à l’horizon 2015. C’est une situation aussi insupportable qu’intenable. Les petits producteurs ne peuvent plus vivre dignement de leur travail. Un travail qu’ils aiment, et qu’ils font partager. Dans l’exploitation de ce jeune couple, qui compte 60 hectares et 45 vaches, les enfants des écoles avoisinantes, ainsi que les touristes, sont régulièrement invités à venir découvrir le travail à la ferme. Bientôt, ce savoir-faire ne sera plus partagé, emporté par le raz-de-marée du libéralisme.
Derrière les directives prises dans les bureaux feutrés des ministères, on oublie trop souvent que des familles et des territoires entiers sont concernés. Sous prétexte de profits et de course à la rentabilité, on ignore la réalité humaine de ces décisions et on envoie des hommes, des femmes et des enfants dans la détresse.
Notre rôle, en tant qu’élu, est de dénoncer une telle dérive et de peser de tout notre poids pour sauver les producteurs français. J’ai écrit une lettre à Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, pour lui demander de prendre des mesures urgentes, pour sauver cette filière.
15:44 Publié dans Action pour l'Allier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03.06.2009
Européennes : imaginons le monde de demain
A quelques jours du scrutin européen, les meetings se succèdent.
L’UMP tente de s’ériger en moralisateur du capitalisme sans, bien entendu, remettre en cause les « stock-options » ou les revenus faramineux des grands patrons.
J’invite tous nos concitoyens à ne pas se laisser berner par ces discours enjôleurs.
Je suis un européen convaincu et je suis convaincu que c’est d’une autre Europe dont nous avons besoin.
Une Europe qui remet l’homme au centre de ses préoccupations.
Une Europe qui ne raisonne pas qu’en termes financiers ou de déficit public.
Une Europe qui prend en compte les services publics plutôt qu’une volonté de marchandisation systématique.
Une Europe qui prenne en compte l’enjeu du devenir de notre planète.
Pour construire cette Europe, nous avons besoin de députés européens au service de ces objectifs, nous avons besoin d’hommes et de femmes qui fassent entendre d’autres voix, pleinement investis dans cette mission d’imaginer le monde de demain.
Les candidats du Front de Gauche portent ces valeurs d’humanisme autour desquelles nous devons nous rassembler pour vivre demain autrement.
14:59 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


