09.06.2009

Producteurs laitiers : des mesures urgentes à prendre !

Je suis allé lundi à la rencontre d’un couple de producteurs laitiers, exerçant sur la commune d’Ebreuil. J’étais accompagné d’Alain LOGNON, vice-président du Conseil général, chargé de l’agriculture et de Dominique BIDET, vice-président du Conseil général et conseiller général du canton d’Ebreuil. Cette visite avait deux enjeux: bien comprendre la réalité et les difficultés des producteurs laitiers et leur apporter le soutien du Conseil général.

Nous ne pouvons pas accepter de voir mourir progressivement des exploitations agricoles, asphyxiées par des décisions iniques.

Visite ferme laitiere5.JPG

Le jeune couple qui nous a accueilli est installé à Ebreuil depuis plusieurs années. Passionnés par un métier qu’ils ont choisi, ils regardent aujourd’hui leur avenir se voiler : ensemble, ils gagnent 500 € par mois, pour une journée de travail débutant à 6 heures du matin et s’achevant après 20 heures. Mais ce n’est pas de cela qu’ils se plaignent. « Car nous sommes débrouillards », nous ont-ils précisé.

Ce qui les révolte, c’est cet acharnement à vouloir détruire les petits producteurs au profit des grands groupes industriels. « Nous devons pouvoir vivre de ce que l’on fait », exigent-ils. Une évidence que certains ne semblent pas partager. Aujourd’hui, le prix de la tonne de lait est fixé à 280 €. Avec un tel tarif, les agriculteurs ne sont plus en mesure de couvrir leurs coûts de production. A cela s’ajoute la suppression annoncée des quotas laitiers, à l’horizon 2015. C’est une situation aussi insupportable qu’intenable. Les petits producteurs ne peuvent plus vivre dignement de leur travail. Un travail qu’ils aiment, et qu’ils font partager. Dans l’exploitation de ce jeune couple, qui compte 60 hectares et 45 vaches, les enfants des écoles avoisinantes, ainsi que les touristes, sont régulièrement invités à venir découvrir le travail à la ferme. Bientôt, ce savoir-faire ne sera plus partagé, emporté par le raz-de-marée du libéralisme.

Derrière les directives prises dans les bureaux feutrés des ministères, on oublie trop souvent que des familles et des territoires entiers sont concernés. Sous prétexte de profits et de course à la rentabilité, on ignore la réalité humaine de ces décisions et on envoie des hommes, des femmes et des enfants dans la détresse.

Notre rôle, en tant qu’élu, est de dénoncer une telle dérive et de peser de tout notre poids pour sauver les producteurs français. J’ai écrit une lettre à Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, pour lui demander de prendre des mesures urgentes, pour sauver cette filière.

Commentaires

bjr Mr le Président,

Tout d' abord je tenais à vous féliciter du dynamisme que vous déployer avec votre équipe pour notre département et je vous en remercie sincérement.
Ma question que pensez des stragégies commerciales le la grande distibution qui étrangle les petits producteurs mais qui est aussi l' un des premiers employeurs dans notre département?
bien compliqué Mr le Président de concilier tous ce monde n' est ce pas?
quant à moi je suis pour que tous le monde; mais vraiment tous les acteurs du plus petit producteur aux préparateurs de commande de la grande distibution retrouvent les bénéfices du travail et de la vente des produits. MAIS EST CE LE CAS?

cordialement

bruno

Ecrit par : bruno | 17.06.2009

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