01.04.2009
Le Conseil général s'engage dans le développement durable
J'ai inauguré, lundi soir, l'exposition "24 heure éco", qui se tient actuellement dans le hall de l'Hôtel du département. Ce vernissage m'a donné l’occasion d'exprimer mes inquiétudes et mes convictions en ce qui concerne l’avenir de notre planète et la responsabilité historique qui repose sur nos épaules.
Un défi éminemment important nous attend. Il faut que notre génération relève ce défi qui consiste à transmettre aux générations futures un monde en meilleure santé.
C'est non seulement la condition de notre propre survie, ainsi qu'en témoignent les dérèglements climatiques, qui font des dégâts considérables et des drames humains insupportables à l'échelle de la planète, mais également, parce que là se situent les principaux foyers des conflits et des guerres de demain. Nous devons, chacun à notre place, agir. Encore faut-il que la politique, les lois, les règlements, les encouragements, poussent les citoyens à aller dans cette direction.
La protection de l'environnement est incompatible avec le libéralisme, avec la loi du marché. Celui-ci calcule à court terme ; il est prédateur des valeurs collectives, lorsqu'on lui dit que l'eau, l'air ou les sols sont gratuits car ils appartiennent à la collectivité. Toute entreprise, toute activité humaine qui pollue l'air, l'eau ou les sols prélève un bien collectif et en fait une appropriation privée, pour augmenter son propre profit aux dépens de l'intérêt général.
Il faut donc remettre les choses à l'endroit et faire en sorte que, dans le calcul du coût de toute activité économique soit intégrée la protection de l'environnement. C'est le principe du pollueur-payeur ; mais il est encore préférable de ne pas polluer, selon le principe de prévention. Il en faut du courage, pour mettre en place la prévention ! Il s'agit cependant de la seule façon de lutter contre le réchauffement climatique et contre les maladies en amont, y compris le cancer. Je suis convaincu que la prévention sur les normes environnementales permettra de faire baisser le nombre de cancers, par exemple.
Enfin, c'est une question centrale d'égalité sociale. La dégradation de l'environnement frappe d'abord ceux qui ont le moins de revenus. Inversement, lorsque l'on progresse sur l'environnement, lorsque l'on équipe l'habitat et notamment l'habitat social, ces personnes en bénéficient directement puisque les charges sont diminuées. La protection de l'environnement est donc également un progrès social et contribue à la lutte contre la vie chère. Vous voyez donc qu'il existe une cohérence entre le développement économique, le progrès social et la protection de l'environnement. C’est ce trio qui donne son sens au développement durable.
Il s'agit donc d'un enjeu majeur ; ce n'est pas un sujet accessoire et c’est pour cette raison que le Conseil général a décidé d’être à l’offensive sur cette question. C’est pour nous un axe de travail transversal sur lequel les élus sont mobilisés, en prenant des décisions fortes dans de nombreux domaines : révision du plan départemental d’élimination des déchets ménagers ; prise en compte des énergies renouvelables dans le cadre du plan départemental de l’habitat ; dématérialisation des documents administratifs (feuilles de paie des agents…) ; encouragement à l’agriculture biologique…
Avec la mise en place de l’Agenda 21, le Conseil général montre sa détermination dans ce domaine et lance un signe fort en direction des générations futures, en organisant, tout au long de l’année, des manifestations pour promouvoir le développement durable.
INVITATION PRESSE semaine dvpt durable.doc
11:04 Publié dans Coup de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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